Réveille-toi. Ouvre les yeux.
La voie était douce, chaleureuse et il aurait put l'écouter l'appeler toute la nuit sans ouvrir les yeux de peur qu'elle ne disparaisse, mais son intonation interdisait toute négociation. Il devait se réveiller. Ouvrant péniblement les yeux il eut l'agréable surprise de la voir penchée au dessus de lui. Nul spectacle n'aurait put être plus agréable que celui de ces grands yeux vert le dévorant et de cette longue chevelure brune lui effleurant doucement le visage. Son sourire aurait sans aucun doute illuminé toute la chambre s'il n'avait été terni par une ombre d'inquiétude qui gâchait le plaisir de ces retrouvailles.
- Je rêve ? C'est bien toi ?
Sa voit était pâteuse de sommeil. Je t'ai attendu pendant si longtemps, j'ai douté, mais tu es enfin là. Tu es venue pour moi. Son sourire se ternit un peu plus encore avant qu'elle ne réponde : Pas exactement mon loup, je suis seulement venu t'avertir. Elle a eu un accident sur le chemin du retour. En ce moment les secours l'emmène de toute urgence à l'hôpital mais j'ai bien peur qu'elle ne survive pas à ses blessures alors je suis venu te prévenir. Tu peux peut-être encore lui dire au revoir si tu te dépêches et que tu arrêtes de me dévisager en souriant bêtement. Je suis heureuse de te revoir mais une fois encore les circonstances ne sont pas des plus favorables. Je suis désolée.
- ... un accident ? Comment... ? Pourquoi... ?
- Ses phares marchaient mal et avec sa mauvaise vue et la route rendue glissante à cause de la pluie elle n'a pas vue le camion à temps et n'a pas réussi à l'éviter... un accident stupide, sans coupable ni raison comme il y en a trop... j'aurais aimée que tu n'ais plus à traverser ça. mais cette fois je veillerais à ce que tu puisses lui dire au revoir, si tu te décides enfin à te lever.
Elle n'avait pas encore finit sa phrase qu'il était déjà entrain d'enfiler jean et chemise en se cognant à tous les meubles et en jurant dans le noir. Trente secondes plus tard il ouvrait la porte et descendait les marches en essayant de faire le moins de bruit possible.
- Tu ne réveilles pas tes parents ? Comment comptes tu arriver jusqu'à l'hôpital ? tu n'arriveras jamais à la frontière à temps en stop.
- Les réveiller ? Et pour leur dire quoi ? Que tu es venue me parler dans ma chambre au beau milieu de la nuit en me disant qu'elle avait eu un accident de la route ? le temps de leur expliquer tout ca le matin sera déjà là et je doute qu'ils me croient ce qui fait que je serais coincé ici jusqu'à ce que quelqu'un de bien tangible pense à m'appeler. Et il sera bien trop tard pour tenter quelque chose à ce moment là. Ce n'est pas parce que l'on ne veut pas me donner mon permis que je ne suis pas capable de conduire une voiture quand les circonstances l'exige et je compte sur toi pour me préserver du mauvais sort et des agents de police zélés.
Sans plus se soucier d'elle il ouvrit la porte du couloir, se dirigea vers la boite à clé, enfila ses chaussures et s'engouffra dans la nuit en direction de la voiture. Le temps qu'il ouvre la portière et elle se trouvait installée sur le siège passager la mine renfrognée.
- Tu ne devrais pas faire ca.
- Je sais mais je ne vois pas d'autre solution, répondit-il en réglant son siège et en mettant le contact. L'Espagne c'est dans quelle direction ?
- Par là.
Après avoir avalé bon nombre de kilomètre à un train d'enfer il se décida à briser le silence qui régnait dans l'habitacle depuis le départ.
- Tu ne l'aimes pas beaucoup pas vrai.
- Bien sur, elle t'a fait du mal, elle n'a jamais vraiment su être la pour toi et t'a souvent abandonné pour vivre sa vie. Tu mérites mieux.
- Comme toi c'est ca ? quand je l'ai rencontré ce n'était qu'une gamine paumée, ce qu'elle est encore par bien des côtés, mais je l'étais encore plus qu'elle et elle a dû gérer une relation à laquelle elle ne s'attendait pas. Pallier au vide que tu avais laissé en moi. Ca en aurait fait fuir plus d'une. pourtant elle est restée, et ce même quand j'ai commencé à l'empêcher de s'amuser comme elle le voulait et à veiller sur sa santé malgré ses envies.
- Tu faisais ca pour son bien, ce serai plutôt à elle de te remercier.
- Peut-être mais à l'époque elle ne voyait pas les choses de cette façon et j'aurais compris qu'elle fuit. Il n'est pas facile de vivre à l'ombre des fantômes des autres. surtout lorsque l'on a que 17 ans et que l'on n'a pas encore eu le temps de goutter à la vie.
- Tu es trop gentil...
- Mais c'est ce qui fait mon charme, lui répondit-il avec un clin d'½il. puis, redevenant sérieux ; de toute façon si c'était à refaire je recommencerais sans hésitation... j'essaierais juste de la faire parler davantage, sans son mutisme on n'en serait jamais arrivé là, et de ne pas me renfermer comme je l'ai fait depuis ces six derniers mois.
- Je suis désolée que tu ais encore à payer mes erreurs après tout ce temps...
- C'est peut-être à toi que je pensais mais cela reste quant même mes actes et mes décisions. Même si elle n'a jamais su trop quoi me dire quand je lui parlais de toi, je suis le seul à blâmer de m'être acharné à me taire et à ne pas voir ce qui se passait juste devant moi. Je n'aurais jamais dû me laisser submerger par mon mal-être et me croire seul alors qu'elle était là...
- Tourne à droite on est presque arrivé.
Quinze minutes plus tard il garait la voiture et partait en courant en direction de l'hôpital, déboulait dans le hall et se dirigeait sans attendre vers l'escalier.
- C'est quoi la chambre au fait ? cria-t-il sans se retourner.
- B 212, deuxième étage, couloir de droite.
Encore quelques pas et la porte était là. Haletant, il attendit quelques secondes la main sur la poignée avant d'entrer dans la chambre. Tous les regards convergèrent vers lui mais il remarqua à peine ses parents et sa s½ur assis autour du lit, regardant les infirmières s'afférer autour d'elle. Il ne voyait qu'elle allongée dans ce lit, inconsciente, son si beau visage défiguré par l'accident. S'avançant lentement de peur de tomber à cause de ses jambes tremblantes il prit sa main en répondant distraitement aux questions qu'on lui posait.
- C'est une vieille amie qui m'a prévenu. J'ai emprunté la voiture de mes parents pour venir jusque ici et non je n'ai toujours pas le permi. Mais assez parlé de moi, comment va-t-elle ? elle va s'en sortir ?
Silence dans la salle. Une infirmière finit par prendre la parole : elle a perdu beaucoup de sang, plusieurs organes sont touchés, c'est un miracle qu'elle est survécu au voyage. Au moins ne souffre-t-elle plus maintenant...
- Et vous trouvez que c'est une consolation vous ? Il n'y a rien à faire ? perfusion ? greffes ? rien ?
Simple hochement de tête négatif.
- Tu n'as pas pu me faire venir ici simplement pour que je la vois mourir, il doit forcément y avoir quelque chose à faire.
- Je vous demande pardon jeune homme, à qui parlez-vous ?
Il leva les yeux, dévisageant l'infirmière penchée vers lui quelques instants, avant de se tourner vers son amie.
- Je ne me contenterais pas de la regarder agoniser sans rien faire, aide moi à la sauver !
- Je ne peux rien faire...
- Balivernes, tu ne te serais pas donné autant de mal pour m'emmener jusqu'ici autrement. seulement il y a des risques et tu refuses de me les faires courir.
Il savait que tous le regardaient comme s'il avait perdu la raison à parler ainsi dans le vide mais il ne s'en souciait pas le moins du monde. Il y avait des choses beaucoup plus importantes, aussi continua-t-il, plantant ses yeux bien au fond de ceux de la jeune femme qu'il était le seul à voir.
- J'ai déjà du me plier à ta volonté une fois et cela m'a couté des mois de larmes et des années de doutes alors je ne compte pas te laisser mener la danse cette fois encore. Je l'aiderais avec ou sans ton aide donc s'il y a des risques il vaudrait mieux que tu m'aides à les surmonter plutôt que je les affronte seul.
- Tu ne connais pas les formules, ni les gestes, tu ne sauras pas t'y prendre sans moi.
- Alors tu me condamnes à revivre encore cette douleur, ce sentiment d'impuissance ? les morts non pas droits de régence sur les vivants. Il s'agit de ma vie et tu n'es malheureusement plus là pour la partager avec moi alors laisse moi en user comme bon me semble pour sauver celle que j'aime.
- Mais elle ne t'aime pas ! Elle t'a quittée et ne reviendras peut-être pas si tu la sauves. Est-ce que cela vaut vraiment le coup de risquer ta vie et ton âme pour en tirer un bénéfice aussi infime qu'incertain... si tu t'entêtes à vouloir la sauver tu ne pourras peut-être pas en profiter et nous ne pourrons même plus nous retrouver dans l'autre monde...
- Ne me demande pas de choisir entre vous deux... je ne peux pas vivre ma vie avec toi. tu m'as enlevé ce choix il y a longtemps et je ne veux pas la perdre à son tour. qu'importe si je suis ensuite là pour partager sa vie où non. Au moins elle vivra et il y aura toujours un espoir pour qu'elle revienne vers moi. Comment pourrais-je me regarder en face en sachant qu'elle serait morte parce que je n'aurais pas eut le courage de faire ce qui s'imposait. Je t'aime mais tu as fait tes choix, ils nous ont séparés. puis je l'ai rencontré et maintenant je ne l'abandonnerai pas, même pour le bonheur de te revoir. Je n'en ai pas le droit et tu le sais. Maintenant aide moi s'il te plait ou prend le risque de me voir mourir pour rien.
La scène devait paraitre surréaliste aux autres occupants de la pièce et pourtant aucun d'eux n'avaient encore pipés mots, trop ahurit sans doute devant le spectacle de ce garçon occupé à gesticuler et à parler tout seul.
Quand après un instant de calme où, hochant la tête, attentif, comme s'il écoutait consciencieusement les directives d'un mystérieux interlocuteur, il s'avança et débrancha la perf de morphine de la jeune fille une des infirmières eut bien un mouvement, mais l'étrange litanie qu'il s'était mit à réciter d'une voie profonde à l'oreille de la convalescente la stoppa net. La mourante se mit bientôt à s'agiter doucement avant d'ouvrir les yeux et de regarder surprise ce visiteur inattendu penché au dessus d'elle, le regard perdu dans le lointain. Marquant une pose il lui sourit, lui caressa amoureusement le front et lui susurra deux phrases ; fait moi confiance, et Ne t'approche pas de la porte. Avant de se pencher vers elle et de l'embrasser.
Aussitôt après les signes vitaux de la jeune fille s'emballèrent puis s'éteignirent d'un coup. La bulle de tension jusqu'àlors retenu dans la pièce éclata et les parents se mirent à hurler tandis que les infirmières se ruaient vers le lit pour éloigner le jeune homme qui, les repoussant d'un mouvement d'épaule s'accrocha au lit et se mit à crier : Empêche les de m'interrompre où tout ca ne servira à rien, avant de se mettre à psalmodier de plus en plus fort pour couvrir le vacarme. En transe il posa sa main droite sur le c½ur de la jeune fille et la gauche sur son front, puis saisi de spasme violent il garda cette position tandis que les blessures et les ecchymoses se résorbaient à vue d'½il.
Quand plus aucune marque ne fut visible il se plia en deux prix d'un haut le c½ur et, haletant, se cramponna au lit pour ne pas tomber.
Il semblait avoir vieilli de dix ans en quelques secondes, des cheveux blancs striaient sa longue chevelure et il avait le souffle court comme après un violent effort. Mais la jeune fille elle n'avait plus aucune marque de son accident. Si sa poitrine ne restait pas désespérément immobile on aurait put la croire profondément endormi.
Il était épuisé mais le plus dur était fait. Sa vie n'était plus en danger et elle ne garderait aucune marque de cet accident. Il avait même poussée le zèle au point d'effacer ses cicatrices au dos, au genou et au menton.
Maintenant si la pièce voulait bien arrêter de tourner il pourrait peut-être essayer de réintégrer son âme dans son corps. Fermant les yeux en chancelant, il prit une profonde inspiration et plongea à sa recherche.
Quand il vit la trappe noir se découper sur le sol du grand hall il sut qu'elle ne l'avait pas écouté et malgré l'urgence qui le saisit il ne put s'empêcher de sourire devant cette nouvelle preuve de son entêtement à n'en faire qu'à sa guise.
Dévalant les marches quatre à quatre il s'engouffra dans le passage menant à la porte interdite où se dissimulaient toutes ses peines et ses souffrances.
Comme il fallait s'y attendre il la trouva prostrée dans le noir à quelques pas seulement de l'encadrement. Immobile elle tentait de résister à l'assaut de toute la ranc½ur et la peine qu'il avait accumulé à son égard au fil des années sans jamais pouvoir s'en débarrasser vraiment.
Sa déception le jour où il l'avait vu fumer pour la première fois, ses interminables disputes au sujet des soirées, de l'alcool, puis de son manque d'entrain pour le voir, l'imposer dans sa vie, son mutisme quasi perpétuel... tout cela il le voyait tournoyer autour d'elle et la blesser de plus en plus profondément. Combien de fois l'avait-elle abandonné, délaissé alors qu'il avait fait le déplacement dans le seul but de la voir ? Combien de fois l'avait-elle ignoré dès l'instant qu'elle s'était retrouvée entourée alors qu'il avait été le seul à la soutenir jusqu'alors ? Combien de fois avait-elle été dans l'incapacité de l'aider ou de le consoler alors qu'il en avait tant besoin ?
Toutes ces questions il les voyait se bousculer dans sa tête, encrer leurs griffes venimeuses au plus profond d'elle-même et saper son espoir de revivre un jour quelque chose d'aussi magique que leurs premiers moments, et cela lui déchira le c½ur. Aussi s'avança-t-il vers cette jeune fille noyée sous tant de doute et d'incertitude et lui tendit-il la main, un sourire sur les lèvres et tout l'amour du monde dans les yeux.
A peine l'eut-il relevé et serré dans ses bras que les ombres avaient disparues. Conjurées par l'amour et l'espoir qui lui débordaient encore du c½ur malgré tout ces moments difficiles qu'ils avaient traversés.
Oui les choses avaient vite dérapées mais depuis qu'ils avaient réussit à régler ensemble ces problèmes liés aux soirées il n'y avait jamais rien eu de vraiment problématique entre eux. Hormis cet interminable souci de communication bien sur... tout venait de là au fond. Ces premières soirées gâchées par l'incompréhension de la jeune fille devant ses sentiments à lui, son désir de ne jamais être séparé d'elle. Son besoin à lui, toujours frustré, de l'entendre parler de ses problèmes spontanément qui l'avait conduit à lâcher prise, petit à petit, à ne plus la harceler de question au point que le dialogue avait finalement était complètement rompu en ce qui concernait toutes les choses importantes... si les choses avaient été différentes il ne se serait pas désintéressé autant de sa vie de tout les jours cette année, il lui aurait parlé de son mal être, de sa souffrance de ne plus la voir lui raconter ses projets, ses sorties. Lui-même aurait pu se confier, lui dire le malaise que ses fantômes faisaient peser sur lui. L'angoisse ressentit ces trop nombreux soirs où il allait se coucher seul, alors qu'il aurait été si simple de la voir... son désir douloureux de la voir arriver par surprise un soir, de le prendre dans ses bras et de lui dire qu'elle l'aimait et qu'il pouvait tout lui raconter, qu'elle était là pour lui. Son plaisir d'être dans ses bras, le bonheur de pouvoir dormir en paix avec elle, tout cela il n'avait pas su en profiter ni lui faire ressentir à quel point ces moments lui étaient précieux. Bien au contraire...
Mais tous les deux s'étaient coupés l'un de l'autre. Trop obnubilés qu'ils étaient par leur vie et leurs problèmes respectifs. Trop fatigués de se rater de si peu à chacune de leur maladroites tentatives pour renouer le contact. Et pourtant il aurait suffit de si peu pour que tout s'arrange. Un simple mot, un simple geste au bon moment aurait pu tout effacer car après tout, malgré ce douloureux silence qui pesait entre eux, ils avaient réussi à passer de merveilleux moments ensemble. Combien de nuit d'amour, combien de moment simple passé à rire où à simplement savourer le plaisir d'être ensemble. Si seulement il avait pu mieux les savourer plutôt que de les amoindrir à chaque fois qu'elle partait en regrettant qu'une fois encore elle ne lui ait pas parlé. Qu'une fois encore il n'avait pas su exprimer ce qui lui rongeait le c½ur...
Mais naïvement, stupidement, il avait toujours cru qu'il avait le temps, qu'elle serait toujours là quand il aurait trouvé le courage de se confier ou la force de se remettre. Seulement il s'était trompé. Aujourd'hui ils n'étaient plus ensemble. Ils avaient laissé le monde s'immiscer entre eux et le monde l'avait emporté loin de lui sans qu'il ne puisse rien y faire. Bien sur il avait essayé de la faire revenir. Il lui avait enfin ouvert son c½ur mais il était trop tard. La belle avait pris sa décision sans lui. Avait confié ses problèmes à d'autres que lui, d'autres plus attentifs qui lui avaient conseillés de partir et aujourd'hui il était seul, le c½ur emplit de regret, de rêves inachevés et de fol espoir...
Une douce pression lui enserrant la taille le ramena au présent. Elle se trouvait toujours là, blottit dans ses bras, submergée par tout ses sentiments et elle le regardait avec ses grands yeux où l'amour et l'espoir le disputait au doute et à la tristesse. Toutes ces choses étaient-elles encore vraiment possible ?
Lui l'espérait en tout cas, et il voulait croire qu'elle finirait par revenir. Les choses étaient allées très loin cette fois-ci et elle avait fait dieu sait quoi durant son séjour en Espagne, peut-être fallait-il une telle chose pour qu'un nouveau départ soit enfin possible. Désormais elle connaissait ses sentiments et les problèmes qui l'avaient détourné d'elle et lui savait qu'elle était capable de se confier. Tout restait encore possible.
Quand ses lèvres quittèrent les siennes pour la deuxième fois cette nuit sa poitrine se remit à se soulever doucement. Quand il voulut s'éloigner d'elle elle l'enlaça dans un reflexe. Son c½ur chavira devant ce geste qu'il savait pourtant provoqué par la cascade de sentiments dont il l'avait littéralement submergé. Se dégageant tendrement, malgré la douleur que lui causait un tel acte, il la réinstalla confortablement dans son lit et lui caressa amoureusement la joue avant de sortir de la chambre. Elle était tirée d'affaire et elle connaissait son c½ur. Désormais c'était à elle de décider si elle voulait bien leur accorder une seconde chance où qu'au moins elle accepte de le revoir, que les choses ne finissent pas de façon aussi abrupte entre eux. C'était cela le plus difficile, se dire qu'il l'avait peut-être perdu complètement, définitivement, du jour au lendemain sans qu'il ne puisse rien y changer.
Sans qu'il ne puisse faire autre chose qu'espérer.
...